Famille - Parents et enfants

Arnaud de Trian



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+Huguette DUÈZE
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imgArnaud de Trian
1280 - 1343
 
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seigneur de Castelnau de Montmirail et de Crayssac, vicomte de Tallard
br> Arnaud de Trian ou de Trians, né vers 1280 et mort après 1343 ou vers 1346 ou peu après 1350, est un noble quercynois qui bénéficie du népotisme de son oncle le pape Jean XXII.

Il devient maréchal de la Curie, recteur du Comtat Venaissin et reçoit des terres dans le royaume de Naples et en Provence, dont la vicomté de Tallard.

Arnaud de Trian, né vers 1280, est le neveu de Jacques Duèze, futur pape Jean XXII. Il est le fils de Guillaume de Trian, bourgeois de Cahors qui devient co-seigneur de Crayssac et d'Huguette Duèze, citée jusqu'en 1334, sœur de Jacques. Quand son frère devient pape, Huguette Duèze figure à sa cour.

Arnaud de Trian a un frère, Jean de Trian, prévôt de l'église de Barjols, au diocèse de Fréjus Trian reçoit la prévôté de Barjols le 2 septembre 1313. puisque le 6 septembre 1316 la prévôté de Barjols, vacante à la suite de la disparition de Jean de Trian, échoie à Arnaud de Via.

Arnaud de Via, neveu de Jean XXII, cardinal diacre de Saint-Eustache le 20 septembre 1317, prévôt de Barjols en septembre 1316, décédé en 1335

. Leur sœur, Bernarde de Trian, épouse Hugues de Cardaillac, seigneur de Brengues. Ils ont peut-être un autre frère, Hugues de Trian, archiprêtre de Figeac à partir de 1320.

Arnaud de Trian suit son oncle au service du roi de Naples et comte de Provence Robert Ier, qui le fait chevalier. Arnaud de Trian épouse tout d'abord Maria di Amerusio, une femme noble de Bari, fille de Buonamiro ou Bonussinus de Bari, veuve de Nicolo de Roquefort, qui lui apporte la terre de Triggiano. C'est du nom de cette terre que proviendrait son nom propre de Trian. En 1314, il est justicier de la Terre de Labour, en Campanie. Robert Ier lui accorde cette charge à la demande de Jacques Duèze, alors cardinal. En 1320, il lui concède la seigneurie de Boyano et le fait comte d'Alife en 1321.

Le 22 décembre 1322, Arnaud de Trian échange certaines de ses terres du royaume de Naples avec des possessions de l'ordre de l'Hôpital en Provence: des parties des seigneuries de Saint-Julien-le-Montagnier, de Montmeyan et de Régusse, la seigneurie de Montfort-sur-Argens et celle de Tallard. Il devient ainsi seigneur de Tallard. Par cette implantation dans le royaume de Naples, les Hospitaliers, dont le grand maître est Hélion de Villeneuve, cherchent des points d'appui pour protéger leur île de Rhodes. Cet échange est ensuite approuvé par le roi de Naples et comte de Provence Robert Ier, qui en 1326 érige en faveur d'Arnaud de Trian la terre de Tallard en vicomté. En Provence, le comte utilise alors ce titre pour récompenser quelques fidèles et créer une hiérarchie dans la noblesse, sans que des pouvoirs particuliers y soit attachés. Il semble qu'Arnaud de Trian commence la construction du château de Tallard.

L'acte d'échange prévoit que, si l'échange se révèle finalement déséquilibré, Arnaud de Trian peut choisir d'autres seigneuries en Provence. C'est ainsi qu'il devient le 10 avril 1324 seigneur de Gréoux, de Lardier, de Pelleautier, de Fouillouse et de La Saulce.

Dans le diocèse d'Albi, il est cité comme seigneur de Castelnau-de-Montmiral à partir de 1325 et comme seigneur de Lagarde à partir de 1326. La seigneurie de Castelnau-de-Montmiral lui est donnée par le roi de France Philippe V. Il acquiert un hôtel particulier dans la ville de Cahors.

En 1335, il est également cité comme seigneur de Saint-Julien de Montanaro, en Piémont et baron de Monticelli, en Campanie.

Le 5 septembre 1316, jour de son couronnement pontifical, Jacques Duèze devenu le pape Jean XXII nomme son neveu Arnaud de Trian maréchal de la Curie. Les attributions du maréchal sont en premier lieu le commandement d'opérations militaires et, par extension, la négociation d'accords diplomatiques ainsi que le gouvernement des territoires pontificaux. Il conserve cette charge pendant tout le pontificat de son oncle, jusqu'à la mort de ce dernier, le 4 décembre 1334. Elle lui permet de toucher des gages journaliers de 5 florins, 3 sous et 5 deniers tournois, un des salaires les plus élevés de la cour pontificale. Très rapidement après sa nomination, Arnaud de Trian organise le procès de Hugues Géraud, évêque de Cahors, exécuté en 1317 pour empoisonnement du cardinal Jacques de Via, autre neveu de Jean XXII, et tentative d'empoisonnement sur la personne même du pape.

Le 26 février 1317, Jean XXII le nomme recteur du Comtat Venaissin. Comme la précédente, Arnaud de Trian détient cette charge jusqu'à la mort de son oncle. Le titre de recteur est transposé dans le Comtat Venaissin par les papes à partir des États de l'Église en Italie. Auparavant, sous le comte de Toulouse Alphonse de Poitiers, c'est le titre de sénéchal qui était utilisé dans le Comtat Venaissin. Nommé et révoqué à son gré par le pape, le recteur du Comtat Venaissin est chargé de la défense, du gouvernement, de la justice et de l'administration de ce territoire. Chef des officiers et des sergents, il est le juge en dernier ressort, y compris pour les affaires ecclésiastiques. Il reçoit l'hommage des feudataires et prend possession des terres acquises par le pape. Il administre le Comtat Venaissin, notamment en matière fiscale et pour l'entretien des fortifications et l'exécution des autres travaux publics. C'est lui qui nomme les officiers subalternes. Toutefois, il ne s'occupe pas des finances proprement dites, pour lesquelles Jean XXII nomme en 1317 un trésorier. Pour ses fonctions, Arnaud de Trian est payé 40 sous par jour, somme considérable.

Ce cumul des fonctions de maréchal et de recteur du Comtat Venaissin n'est pas spécifique à Arnaud de Trian. Il en est de même pour Raymond Guilhem de Budos, neveu de Clément V et prédécesseur d'Arnaud de Trian et pour un de ses successeurs, Hugues de la Roche, époux d'une nièce de Clément VI. La charge de recteur est un des moyens de récompenser un neveu du pape qui n'étant pas clerc, ne peut recevoir de bénéfice ecclésiastique. Après l'élection du nouveau pape Benoît XII en 1334, Arnaud de Trian est accusé d'avoir profité de ses fonctions pour s'enrichir et extorquer, lui ou ses officiers, des sommes indues à diverses personnes.

Veuf de Maria di Amerusio en août 1328[, il vend la terre de Triggiano. Il se remarie en février 1329 avec Constance, fille du vicomte de Narbonne Amalric II. Le pape paye entièrement les frais de la noce.

Son château de Trian passe alors au roi de Naples, son fils et héritier étant mort précédemment.