Famille - Parents et enfants
Pierre de Via
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![]() | Pierre de Via 1250 - 1337 |
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Arnaud de Via - 1335 Jacques de Via - 1317 + |
Seigneur de Villemur et de Calvignac, Bourgeois et Consul de Cahors en 1309,
(Pierre I de la RIVIERE) Bourgeois, Consul de Cahors en 1309 La vicomté de Villemur resulta pour cette famille Via ou Vie de la protection royale (acte de creation de la vicomté en 1319 par attribution au roi Philippe V en échange des terres de Chaillac et Longjumeau appartenant aux VIA) et pontificale (le roi de France voulant s'attirer ainsi les bonnes grâces du pape).
Sur la foi d'un acte, retrouvé par Edmond Albe aux archives vaticanes, qui confirme la décision du chapitre de décharger Pierre de Via du cens qu'il lui devait pour des maisons de la rue des Soubirous qu'il avait achetées en 1321, et non en 1326, tous les auteurs admettent que c'est à partir de cette date que la demeure familiale occupe cet emplacement. Or le texte ne permet pas de savoir si l'achat de 1321 correspond aux premiers travaux du palais ou ne concerne que des parcelles acquises en vue d'un agrandissement. La datation de l'édifice repose donc en premier lieu sur les critères stylistiques.
Pierre de Via, ou de La Vie, a épousé Marie Duèze, soeur de Pierre Duèze, à qui l'on doit le palais du haut du quartier des Soubirous, et de Jacques Duèze, pape sous le nom de Jean XXII en 1334.
Le plus connu de ses fils est Arnaud de Via, cardinal en 1317, mort en 1334, qui fait construire, entre 1317 et 1327, la livrée connue sous le nom de "Petit Palais" dans la cité pontificale et, hors les murs, à Villeneuve-lès-Avignon, une seconde livrée bâtie entre 1320 et 1322 dans laquelle il établit une collégiale en 1333.
La date de 1326 donnée par J. Daymard, et que nous avions reprise (M. Scellès, Structure urbaine et architecture civile..., thèse, vol. 2, p. 97) est fautive ; E. Albe donne celle de 1321 : l'acte concerne des maisons situées dans la rue qui va du change au quartier des Soubirous, qui appartenaient à Jacques Margot, Hugues Lofrenier, Bernard Bertrand, Raymond Dupuy, Bernard de Curemonte et Guillaume André et qui devaient cens au chapitre, lequel en décharge Pierre de Via eu égard à sa qualité.
La ville et vicomté De VILLEMUR, située sur le Tarn, dans le pays Toulousain, et défendue jadis par un fort château, était l'une des plus anciennes baronnies qui donnaient entrée aux états de Languedoc. Après avoir formé successivement l'apanage de deux races également illustres par leur origine et par le rôle brillant qu'elles ont joué dans l'histoire, elle fut réunie au domaine de la couronne vers la fin du 13e siècle.
Le roi Philippe-le-Long en fit donation, vers l'an 1318, à Pierre de la Vie, chevalier issu d'une ancienne famille du Quercy, qui dès lors prit aussi le nom de Villemur ; et le roi Philippe-le-Bel, en 1342, confirma le titre de vicomte assis sur cette terre, en faveur d'Arnaud de la Vie, fils de Pierre, et petit-neveu du pape Jean XXII.
Jacques, fils d'Arnaud, fut le dernier vicomte de Villemur de cette famille, étant mort sans postérité après l'année 1429. Dès le 23 juillet 1425, il avait vendu la terre de Villemur a Jean, comte de Foix, vente que le roi ratifia le 4 octobre suivant. Enfin cette vicomté, cédée par le duc d'Étampes, en 1558, à Antoine de Bourbon, roi de Navarre, fut définitivement réunie à la couronne lors de l'avènement de Henri IV au trône de France.