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VILLA TERRE SAUVAGE

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 VILLA TERRE SAUVAGE
Circuit - Sentier du Littoral Boulouris

Adresse : 2536 route de la Corniche
Commanditaire : Victor Flachon
Architecte : Georges-Mathieu Vimort
Date : 1909


L'affaire Epstein à Saint-Raphaël

Pour la Saint-Valentin, on vous raconte l'histoire du Temple d'Amour de Boulouris, l'image du glamour romantique de la cité de l'Archange.

Derrière l'estampe romanesque, se cache une sombre histoire toute aussi sordide que l'affaire Epstein.

Rassurez-vous, les politiques impliqués dans ce scandale ne sont pas nos contemporains, mais ceux de l'année 1911. Si on a oublié le nom de celui qui en a été le principal acteur, tout le monde connaît Aristide Briand qui a été le rédacteur de notre célèbre loi de 1905. Il a été entre autres ministre de l'instruction publique et des Beaux-arts, un peu le Jacques Lang de l'époque. Son nom pavoise tant d'avenues, de collèges et de lycées dans toute la France que sa notoriété est incontestable.

Les faits se sont produits à la villa la Lanterne propriété de Victor Flachon dont le parc était agrémenté du Temple d'Amour. À cette époque, vu la lenteur des moyens de transport, il était difficile de se rendre aux îles vierges. Pour les Parisiens, Saint-Raphaël, c'était déjà le bout du monde.

Flachon organisait pour ses amis politiques des orgies dans la villa avec des fillettes dont la plus jeune connue avait à peine neuf ans. Comme aujourd'hui dans l'affaire Epstein, il y avait un réseau de rabatteurs qui alimentait ces messieurs en chair fraîche.

Ces anticléricaux acharnés habillaient leurs juvéniles victimes en communiantes certainement pour avoir la sensation de "bouffer du curé".

Aristide Brian était un ami intime de Flachon, sa présence à la villa la Lanterne était régulière. Il ne sera pas inculpé lors du procès retentissant de l'époque, le poisson était trop gros, car il est président du Conseil avec portefeuille de l'intérieur, l'équivalent de notre Premier ministre.

  la lanterne journal républicain anticlérical

Aristide Brian se fait connaître comme journaliste, notamment dans le journal anticlérical La Lanterne. Cette affiche de 1902 est une couverture de la revue La Lanterne, journal violemment anticlérical et républicain, dirigé par Victor Flachon. Pour l’auteur de cette affiche, le danger est clairement mis en évidence. L’homme d’Église singé sous les traits d’une chauve-souris couvre de son ombre menaçante la ville de Paris et empêche la « ville lumière » de recevoir la clarté de l’astre solaire. La formule Voilà l’ennemi ! fait directement référence au discours de Léon Gambetta à la Chambre des députés lorsque, reprenant les paroles de son ami Peyrat en 1863, il s’exclama à la tribune le 4 mai 1877 : « Le cléricalisme, voilà l’ennemi ! »



Lorsque Victor Flachon, directeur du journal anticlérical La Lanterne, et publiciste parisien, fait construire sa villa en 1909. Il fait appel à l’architecte parisien, Georges-Mathieu Vimort. D’abord nommée La Lanterne, la villa prend le nom de Terre sauvage en 1919 lorsque la famille Berstraete en fait l’acquisition. Elle sera par la suite la propriété d’Antoinette Fouque, comptant parmi les plus brillantes figures intellectuelles de notre temps, co-fondatrice du Mouvement de Libération des Femmes.

Au cœur d’un parc arboré de cèdres, cyprès et palmiers, la ville s’élève en un ensemble de décrochements jouant sur les pleins et les vides, de pavillons, colonnades, terrasses, auvents, loggias. Elle se distingue au loin par la présence de son temple d’Amour, folie de jardin romantique surplombant le rivage de la Méditerranée.

Journal républicain anticlérical, le journal La Lanterne est fondé par Victor Ballay en 1877. Son tirage quotidien monte à plus de 100 000 exemplaires. Victor Flachon en est le rédacteur en chef de 1902 à 1911.Emile Zola, Guy de Maupassant et Jean Jaurès ont collaboré à la rédaction du Journal dont la publication cesse en 1938.

  Le scandale de Montmartre

Figaro (Paris)

Date d'édition : 1911-11-22 Attendons donc et enregistrons en attendant les bruits qui circulent. C'est sur une lettre saisie par M. Tortat, au domicile d'une des femmes compromises dans cette affaire, que le juge établit son inculpation. M. Flachon avait fait venir à sa villa de Boulouris; près de Saint-Raphaël, une fillette de neuf ans. Cette enfant écrivait en donnant, sur l'existence qu'elle menait là-bas, des détails qui ont édifié le juge. M. Flachon a été écroué à la prison de la Santé. Il a choisi comme défenseur M0 Alexandre Varenne, ancien député. Mlle Marguerite Véron, arrêtée, en même temps que lui, a été envoyée à Saint-Lazare. Elle a choisi comme avocat Me Henri-Robert. Parmi les autres arrestations opérées, on cite celle de la femme Londechàl. dite Germaine de Courcelles, demeurant 48, rue de Tocqueville, qui se chargeait de recruter des fillettes et qui avait conduit à la villa Boulouris celle qui tenait compagnie à M. Flachon; son avocat est MI Charles Philippe; puis on a arrêté à Lyon Mlle Marie Dauvergne, femme de chambre de Mme Badot, dite Guillet, 13, rue Viète, qui a conduit chez Marguerite Véron, rue Baudin, plusieurs fillettes. Le comble de cette histoire de mœurs, c’est que Monsieur Flachon était « membre de la commission chargée de la réforme de la police des mœurs ».

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